Les enfants du cinéma : un festival de cinéma bientôt à Charleville

Le Festival des enfants du cinéma, qui se déroulera du 31 janvier au 15 février 2013 à Charleville et dans les Ardennes, programme un ensemble de films, courts et longs-métrages, dans lesquels des enfants et des adolescents sont les héros. Pour raconter les enfants du monde, des cinéastes de plus de 15 nationalités différentes occuperont les écrans.

 

Un festival a l’âge adulte

En 2013, le Festival des Enfants du cinéma a déjà 23 ans… Depuis l’origine, il existe grâce au travail de la vingtaine de bénévoles qui composent l’association des Enfants du cinéma, et au partenariat de plusieurs institutions, entre autres la Ligue de l’enseignement des Ardennes, la MJC Calonne de Sedan, l’espace Louis Jouvet à Rethel et Nord Est Cinéma (le multiplexe Metropolis à Charleville).

Le Festival des Enfants du cinéma existe aussi grâce à plusieurs subventions de partenaires privés et des collectivités territoriales, notamment la DRAC et la Ville de Charleville-Mézières, qui apporte aussi une aide technique : impression des programmes, cérémonie d’ouverture et accueil du réalisateur invité lors de l’inauguration du Festival).

Grâce à cette synergie, ce sont plus de 430 000 spectateurs qui ont pu déjà voir les films présentés par l’association… et même les plus jeunes spectateurs mettent la main à la pâte, puisque cette année, c’est un élève de 3ème du collège de Sedan, Corentin Loubet, qui a réalisé l’affiche du Festival des enfants du cinéma.

Un festival qui n’existerait peut-être pas sous cette forme sans l’investissement de Jean-Pierre Braquet, disparu prématurément en 2009, et qui avait pris la Présidence du Festival en 1998… assurant pendant 11 ans une grande partie du travail exigé par son organisation, au prix d’un grand investissement personnel.

Comme l’écrivent les Enfants du cinéma : « Jean-Pierre disait : « Un jour, un film vous a touché, bouleversé. Vous avez grandi, vous vivez, avec ses images, ses mots, sa musique. A travers lui, vous avez construit votre regard sur le monde. Vous êtes un enfant du cinéma. Ce Festival vous est offert, emparez-vous du festival pour le faire vivre ». Venez nombreux, faites découvrir le festival à vos parents et à vos amis, c’est le plus bel hommage que vous puissiez lui rendre ». Dont acte.

Les Enfants du Cinéma : une programmation éclectique

La singularité de ce Festival, inauguré à l’automne par plusieurs projections du film Boy, de Taika Waiti (Nouvelle-Zélande, 2010), c’est d’associer des films à destination des enfants et d’autres… qui ne le sont pas du tout. Au cinéma Métropolis, qui montrera l’ensemble de la programmation dès le 31 janvier, on pourra ainsi croiser des spectateurs de tous âges et de toutes sensibilités.

Néanmoins, un précieux outil pédagogique pour les enseignants comme pour les parents reste à disposition sur le site des Enfants du cinéma (rubrique « Exploitation des films »), qui synthétise les thèmes des films et indique la tranche d’âge auquel il s’adresse.Egalement, et autre singularité, deux jury président le festival : l’un composé d’adultes, l’autre d’adolescents.

Des films rares

Parmi la vingtaine de films sélectionnés, notons quelques perles, qui s’adressent à un public d’adolescents et d’adultes ; ainsi Shelter, film bulgare de Dragomir Sholev (2012), Grand Prix du festival international du film de Sofia et du Festival du Cinéma européen en Essonne, et Prix de la mise en scène au Festival International de Bratislava.

Montrant la mutation d’un adolescent, qui s’éloigne dans la marginalité en adoptant une identité punk, « Shelter traite du manque de communication intergénérationnelle, mais aussi des fossés culturels et des différences sociales dans les pays de l’ex-bloc soviétique ».

Ou encore un film encore jamais exploité en France, hormis des projections ponctuelles en festivals  : Westwind, de Robert Thalheim, film allemand réalisé en 2011, raconte l’histoire de deux jeunes filles en 1988, juste avant la chute du Mur… et dont l’une doit choisir entre une carrière sportive qui lui ouvre les portes de la RFA, et une histoire d’amour. « Dans le contexte d’une Allemagne déchirée par le poids de sa propre histoire, Robert Thalheim nous raconte une histoire vraie, effectivement vécue par la productrice du film » (Cafebabel.fr)

Aussi, le Festival des enfants du cinéma est-il l’occasion d’une belle rencontre avec le cinéma contemporain… dont on peut réserver les séances, pour les scolaires notamment, auprès de l’association via son site web.

http://lesenfantsducinema.free.fr

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